Mes outils d’aide à la traduction [inclure titre sexy]

J’aimerais partager avec vous les outils gratuits que j’utilise dans mon travail de traduction, de rédaction et d’adaptation. Parce que je vous aime. Point ici de MS Office ou de la gamme créative Adobe qui inclut Acrobat Pro et InDesign, et que je peux citer dans des conversations avec d’autres personnes créatives de Yul P.Q. Non, plutôt, je vous entretiendrai uniquement des logiciels, applications et services d’aide à la traduction dont je fais un usage quasi quotidien et qui, je le répète, sont gratuits.

Petit aparté : je travaille sur Mac, comme la plupart des gens créatifs de cette ville qui a déjà été citée dans des revues prestigieuses comme le Wallpaper (prononcé « wolpépeu »). Et comme je travaille sur un Mac, les outils d’aide à la traduction (OAT) commerciaux sont rares. J’ai donc naturellement dû trouver des solutions parallèles et développer mon sens de la débrouillardise. C’est donc l’évolution qui m’a poussé à constituer cet arsenal. En plus, je suis gaucher, c’est pour tout dire… Cela dit, la plupart des outils que j’utilise sont polyplateformes (je ne peux hélas! revendiquer la paternité de ce mot).

Tous ces produits sont offerts gratuitement, ce qui est particulièrement suave pour les travailleurs autonomes qui n’ont pas un bon fond… de roulement (ho! le joli trait d’esprit). Ceci dit, j’enjoins celles et ceux qui les adoptent à faire un don aux organismes ou personnes qui les conçoivent. C’est vital. Non, sérieusement, si vous le pouvez, faites-le. Come on. Ne soyez pas de ceux-là. Vous savez, les eux.

Mise en garde : le saut vers les logiciels de source ouverte (ou logiciel libre) vous demandera un peu de débrouillardise ou un ami ou collaborateur tout à l’avenant. Les logiciels libres exigent parfois des conversions des formats propriétaires  (p. ex., .doc ou .ppt chez Microsoft) à un format ouvert (p. ex., .odt ou .odp chez NeoOffice).  Cette étape simple peut sembler fastidieuse, mais selon la fréquence d’utilisation de vos OAT, elle peut s’avérer d’un grand secours et vous épargner un impressionnant volume de travail encore plus fastidieux, en recherche terminologique ou de concordance par exemple.

Bref, si vous travaillez souvent avec un même client ou sur les mêmes sujets, ces petits détours se traduiront (encore un succulent à propos) en grosses économies de temps. Et de sous, même si vous donnez aux concepteurs.

  1. NeoOffice

Suite de travail à la MS Office, mais en source ouverte, incluant applications de traitement de texte (style Word), de présentation audiovisuelle (pour PowerPoint), de chiffrier (du genre Excel) et base de données (à la Access).

L’interface est horrible, mais bon… je l’utilise principalement pour convertir mes fichiers MS Office en formats compatibles avec ma mémoire de traduction (voir en 2). Note : Antidote s’y intègre.

NeoOffice pour Mac

Si vous avez Windows, vous opterez dans ce cas pour Open Office. Si vous êtes sur Mac, mieux vaut choisir NeoOffice, bien que le débat fasse encore rage.

  1. Omega T

Raison d’être de NeoOffice sur mon ordinateur, Omega T est une mémoire de traduction — comme SDL Trados— mais faite par des linguistes, programmeurs et concepteurs informatiques qui ne veulent pas conquérir le monde et régner d’une main de maître sur la destinée des langagiers. À ce titre, Trados se vend près de 1000 $ par licence; Omega T est gratuit. Si vous n’êtes pas chiche et que vous donnez au moins 75 $, vous économisez 925 $. De quoi se payer un repose-dos en billes de bois et le fauteuil de bureau pour l’y apposer.

Omega T, mémoire de traduction

J’ai travaillé avec SDLX et je peux vous affirmer (non mais laissez-moi vous dire…) qu’Omega T fait amplement le travail pour un travailleur autonome. Même qu’il est possible de faire fonctionner Omega T en réseau, en temps réel pour les petites équipes. Super génial allez Team!

**Ajout: Omega T permet d’importer des lexiques en .txt. dans nos projets (où on regroupe les documents liés).

***Autre ajout: Un forum de discussion instiguée par les gens d’Omega T.

  1. Bitext2tmx

Un aligneur (bitexte) qui permet d’aligner deux documents en format .txt et de générer un fichier .tmx. Pourquoi que? vous dites-vous! Eh bien, parce que le format .tmx est le principal format utilisé dans les OAT. Donc, convertissez deux fichiers — l’original et la traduction — en .txt (UTF-8), alignez-les en un rien de temps et bang! vous venez d’enrichir OmegaT ou toute autre mémoire de traduction.

  1. Hour Guard

Hour Guard n’est pas un antisudorifique puissant. C’est plutôt une petite application simple et gratuite de comptabilisation des heures de travail conçue par NCH Software. L’application permet de créer différents comptes et de créer des tâches et même des sous-tâches pour chacun, en plus de fixer des tarifs horaires et de modifier les heures au besoin.

HourGuar, journée-type

On clique sur le compte désiré, puis sur la tâche quand on commence; on reclique quand on s’arrête pour aller mettre la lessive dans la sécheuse, pour vérifier l’état de la sauce à spaghetti ou donner le biberon de White Russian au poupon, puis on reclique quand on se remet à la tâche.

En trois clics, on peut produire, imprimer ou envoyer par courriel un rapport de temps à nos clients. Assez génial. En offrant ce logiciel gratuitement, NCH Software compte nous inciter à acheter ces autres produits de comptabilité, facturation et tutti quanti, lesquels sont offerts en version d’essai.

HourGuard, rapport
  1. Quelques sites

linguee.com : Un gros gros gros concordancier bilingue avec même de l’espagnol, du germain et du portugais brésilien qui, apparemment, est une vraie langue.

Portail linguistique de Microsoft : On y recherchera les équivalences dans la langue souhaitée (même le « portugais ») des commandes et menus de tous les produits Microsoft. La recherche est assez efficace.

MyMemory : Un autre bitexte, ultra 2.0, sympathique et à contribution humaine et machine, avec liens à la source. Les usagers inscrits peuvent y verser des .tmx et en télécharger.

Base de données sur les marques de commerce canadiennes : Cherchez et vérifiez avant de dire à votre client qu’il peut appeler son entreprise Adidas en toute quiétude.

www.divxtitles.com: Vous adaptez le documentaire Marcel Marceau : Strictly hush hush!, mais on ne vous a pas remis la transcription. Divtitles répertorie des centaines de milliers de transcriptions de sous-titres.

Je ne vous parlerai ni de Termium, ni du GDT, ni de WordReference, ni de FreeDictionary, ni du Webster’s, ni d’Acronym Finder, ni de NetLingo, ni de Denis. Que nenni. C’est fini. Ni, n-i-ni.

Maintenant, à votre tour de me dire en commentaires ce que vous utilisez, gratuitement ou non, et ainsi partager avec d’autres les trésors d’ingéniosité qui enrichissent votre quotidien. Allez, ne soyez pas chiche.

 

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De la limite des robots ou « De grasse, ne corrigez pas »

Vous me connaissez, j’aime me garder en santé et en pleine forme là-dedans*. Et en tant que traducteur et rédacteur, je fais appel à des outils pour m’aider dans mon travail et offrir à mes client des textes immaculés**.

Toutefois, ces instruments souvent onéreux ne sont pas à l’abri des erreurs et leur usage demande une vigilance de tous les instants. Leur principal avantage : aiguiser notre acuité linguistique. Comme en témoigne cette omission au dictionnaire des noms propres d’Antidote, contre qui je n’ai aucune dent.

Beau thé classique

Si vous versez dans la traduction ou la rédaction de manière autonome, je vous suggère de lire sur un écran près chez vous mon billet sur les outils GRATUITS que j’utilise. J’y décris certains des logiciels de source ouverte disponibles, allant de la mémoire de traduction au traitement de texte, en passant par le bitexte et la comptabilisation des heures de travail. Comme on dit par chez nous, vous allez tripper fort.

*Je reviendrai dans un autre billet sur cette dernière phrase.

** Bravo. Vous avez trouvé la faute. Heureux?